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Médéane, la Chrysalide

 

Epilogue :

Le temps de la paix

mise en ligne le 10 avril 2008

A six heures du matin, un bleu intense annonce déjà une journée splendide et sans nuage.
“Tant mieux, les Dieux sont avec nous”, sourit intérieurement Médéane.
Comme elle ne trouvait plus le sommeil, elle s’est glissée sans bruit dehors vers cinq heures. Elle arpente le domaine à la fois incrédule et stupéfaite de se trouver sur la ligne d’arrivée de leur rêve commun. Depuis l’orée de la forêt qui longe la propriété, elle admire le majestueux édifice qui se laisse caresser par les premiers rayons du soleil. L’horizon rougeoyant coiffe la toiture argentée d’un immense chapeau cramoisi, laissant ça et là des panaches de fumées ondulantes. La vieille bâtisse rajeunie parait exprimer sa joie d’être à nouveau fringante et magnifique en revêtant un festival de couleurs iridescentes. Médéane assiste, fascinée, à cet afflux d’énergie et de puissance qui atteint son apogée alors que le soleil effleure les fenêtres du second étage. Les carreaux miroitants se renvoient des boules de feu aveuglantes, et le bardage clair fait glisser la lumière en une large ceinture fluorescente tout autour de la vaste demeure. La jeune femme ne se lasse pas de cette vision grandiose. Et d’un coup, la magie se dissipe. La cime d’un arbre cache un instant les feux de l’astre éclatant, et la maison s’éteint aussi soudainement qu’elle s’est éveillée, rendant aux alentours leur silence et leur sérénité.

Dans une dizaine d’heure, le domaine de Saint-Amour accueille ses premiers visiteurs. Le vernissage est prévu un peu partout à la fois. D’abord, dans les jardins pour profiter des derniers rayons du soleil avant de rentrer à l’intérieur. Des tentes ont déjà été dressées pour accueillir l’immense buffet prévu pour presque cinq cent personnes. Les dernières sculptures devaient être mises en place aujourd’hui, - “Pourvu qu’ils n’abîment pas le gazon !” -. Dans la grande cour intérieure, à l’entrée des jardins, se dresse une estrade destinée à accueillir le préfet, et autres personnalités du monde des arts et de la culture.
Médéane traverse le hall d’entrée aux murs et plafonds de verre, qui distillent déjà une sensation d’espace et de clarté. Elle s’arrête un instant dans la grande salle principale. Les parois blanches striées de fins traits jaunes intensifient cette impression d’ensoleillement permanent. Tableaux colorés et sculptures étranges se côtoient en un désordre joyeux et cependant parfaitement organisé, renvoyant dans un dialogue pictural sans fin le visiteur d’une oeuvre à une autre. Dès le début de la rénovation, Hélène a émis le souhait de réserver cette salle splendide aux artistes inconnus.
“C’est ici qu’éclatera leur talent, c’est eux qui ont besoin de nous, et non les vieux dinosaures aux dents d’or !”
Elle n’a pas eu à convaincre Volker et Médéane. Les premières sélections les ont définitivement convaincus. Ce serait gai, vivant, non pas figé en une technique aboutie, mais au contraire en constante mutation, en recherche permanente d’un autre discours, d’une nouvelle finalité jamais atteinte. Médéane aime cette sensation de conversation à peine entamée, qui ne peut se clore car la réponse n’est nulle part. Chaque tableau appelle un progression, chaque sculpture est une chrysalide en mutation, un cocon s’entr’ouvrant sur une vision esquissée mais encore incertaine. Traverser cette pièce fourmillant de vie, d’idées de concept, c’est se régénérer dans l’instant.

Avec un regain de vitalité, Médéane se dirige vers les salles du premier étage. Il y en a maintenant quatre, mais ils ne désespèrent pas en ouvrir deux supplémentaire d’ici la fin de l’année. Chaque pièce, d’environ cinquante mètre carrés, accueille entre une dizaine d’artistes rassemblés autour d’un thème pré-défini. Le pop-art en visages de femmes, avec en épître le Marylin Monroe d'Andy Warhol. Celui-là, c’est un original,  prêté pour le temps de l’exposition par la délicieuse Eva, la jolie guêpe aux parfums mille fleurs. Médéane a fait là l’ultime concession au monde parisien, promettant en échange de se pencher sur le fameux salon.
“C’est pour le bien de la fondation”, a plaidé Stella, ravie en même temps de pouvoir tenir ses engagements auprès d’Eva.
Réflexion faite, Médéane est ravie. Elle s’installera avec Marie dans une belle chambre d’hôtel, elle travaillera le matin, et l’après-midi elles se promèneront dans tous les jardins et musées de la capitale. D’abord le Louvre. “A six mois, n’est-ce pas un peu prématuré ?”, se sont gentiment moqués Hélène et Volker. “Il n’y a pas d’âge pour admirer la beauté du monde”, a rétorqué Médéane. Et puis les Tuileries, bien sûr, le jardin du Luxembourg, les arcades du palais-Royal...Stella les accompagnera...

Stella. Vivement qu’elle arrive !  Elle l’a appelé, peu de temps après la lettre, mais elles n’en ont pas parlé. Médéane n’a pas osé poser de question. Pierre devait être dans les parages. Elle lui a promis d’assister au vernissage. “...Et je compte même passer quelques jours avec toi, dans le domaine. Peux-tu demander à Hélène si elle peut nous loger ? Je préfère rester à Saint-Amour, pour mieux profiter de vous...Et puis j’ai tellement à te raconter... Non, pas au téléphone, mais ne t’inquiète de rien. Nous nous verrons bientôt...”
Elle l’a trouvé différente, sa petite Stella. Plus posée, peut-être. Une voix chaude, et calme, sans ses brusques éclats de rire incontrôlés. Absorbée à relever dans les intonations de son amie les indices de cette métamorphose subtile, Médéane n’a pas prêté d’attention particulière à ses propos. Mais ce matin, c’est ce “nous loger” qui lui revient en mémoire. Avec qui vient-elle ? Pierre aurait donc accepté... Elle secoue la tête. Ca l’étonnerait, il est trop fier pour venir traîner ses guêtres dans son territoire...pas maintenant...Et puis est-elle prête ? Elle hausse les épaules. Après tout, pourquoi pas. Aujourd’hui ou  demain...Elle a fini par se persuader que Stella parlait sans doute d’Eva. La ravissante hyménoptère odorante sera sans doute trop heureuse d’expliquer à qui veut l’entendre que ce Warhol, là, oui c’est bien à elle, c’est une pièce de sa collection particulière. Médéane esquisse un sourire. La vanité humaine... N’est-elle pas, elle-même en train d’en faire l’expérience, en restant là, depuis l’aube, perdue dans la contemplation émerveillée de son chef d’oeuvre !

Le soleil  réapparaît derrière les cimes. Médéane regarde sa montre. Bientôt huit heures. Il est temps qu’elle retourne au bercail avant que sa maisonnée ne s’affole de sa disparition. Ils sont vite inquiets depuis son échappée turbulente à Paris ! Elle traverse les salles en courant, et se presse vers l’une des maisons servante. A peine a-t-elle poussé la porte du patio qu’elle entend les petits cris joyeux de Marie. Elle entre dans l’ancien appartement de Volker, transformé depuis leur retour en une chambre spacieuse. Au fond, en rassemblant l’espace du coin cuisine et le grand débarras, ils ont aménagé une jolie pièce lumineuse et douillette pour le bébé. L’appartement de Médéane fait désormais office de salon: le mur de l’entrée a été abattu, pour laisser place à une immense baie-fenêtre qui donne sur la jungle luxuriante du jardin d’hiver. Au fond, la cuisine, petite mais fonctionnelle. En réalité, ils dînent plus souvent en compagnie d’Hélène et Marguerite, qui fait office de nounou autant que de cuisinière ! Enfin, derrière la cuisine, la salle de bains agrandie en récupérant le bout du couloir qui séparait les appartements, et désormais accessible des deux côtés. Médéane les retrouve affalés sur le canapé. Le bébé agite ses mains en riant aux éclats alors que Volker souffle dans son petit cou palpitant. Elle contemple un instant le spectacle adorable.

- Ah, te voilà, s’exclame Volker, radieux. On a failli s’inquiéter, hein Marie ?

La petite tend ses mains potelées vers sa maman, qui la prend dans ses bras.
- J’ai fait le tour du domaine, avant le grand jour.

Elle lève le bébé au-dessus d’elle, qui rit de sa propre peur.
- J’ai eu du mal à dormir, avoue-t-elle.

Volker l’embrasse furtivement, et se lève.
- Moi aussi. C’est un sacré moment...

- L’aboutissement de tant de choses, répond-elle en écho, avec une pointe de nostalgie que Volker ne manque pas de percevoir.

- Tu es inquiète ? demande-t-il. Tu te fais du souci pour après ?

Comment a-t-il deviné, encore une fois, ce qu’elle-même n’arrive pas encore à formuler. Car c’est exactement ce qui la préoccupe. Le contrat s’achève, il va falloir penser à trouver un travail, une maison, ailleurs. Volker revient s’asseoir auprès d’elle. Il se gratte la tête, et commence d’un ton hésitant.
- Je n’ai pas voulu t’en parler plus tôt, à cause du vernissage. Mais il y a déjà des choses qui se précisent. J’ai peut-être un projet énorme, sur Genève.

Il s’interrompt, guettant sa réaction. Elle l’incite à continuer.
- On m’a proposé de collaborer à la réfection de batiments de l’ONU, à Genève. Tu sais qui m’en a parlé ? Le Préfet lui-même, la dernière fois que nous avons été le voir avec Hélène pour signer la fin des travaux.

- Ah, alors Hélène est déjà au courant ?

- Oh, tu sais, je n’en suis qu’au stade de l’hypothèse. Mais plus je réfléchis, et plus je me dis que c’est l’idéal. Le projet est vraiment grandiose, et puis je connais deux des trois autres architectes, et je les apprécie beaucoup.

- Mais alors, demande Médéane, tu voudrais déménager en Suisse ?

- Ca, reprend-il mystérieusement, c’est encore une idée d’Hélène dont elle ne t’a pas encore parlé, pour ne pas te perturber dans les derniers jours de préparatifs. Mais je ne veux pas dévoiler ses petits secrets... Seulement, Genève, ce n’est vraiment pas loin d’ici. Tant que nous demeurerons à Saint-Amour je pourrais revenir tous les week-end...

Il la regarde d’un air malicieux avant d’ajouter:
- Et tu ne m’auras pas sur ton dos tous les jours...

- Enfin, un jour ou l’autre il faudra bien laisser la place aux responsables de la Fondation qu’Hélène aura engagés, et...

- Voilà comme tu es, la réprimande Volker. Tu te fais du souci pour demain, alors que ce soir c’est le plus grand moment de ta carrière !

Il lui met une main sur la bouche et l’enlace tendrement.
- Je ne devais rien te dire avant que tout soit fait...Tu as bien assez de choses à gérer aujourd’hui..

- Mais, se défend encore faiblement Médéane, vous me faites de cachotteries, Hélène et toi, j’ai quand même le droit de savoir, je ne suis plus une petite fille...

Ils se regardent tous les deux, et ensemble le même mot jaillit de leurs lèvres:
- Quoique...

Ils éclatent de rire. Le bébé abandonné sur le lit proteste vigoureusement.
- Tu as raison, dit Médéane en prenant l’enfant dans ses bras, il est temps de retrouver la nounou de tes rêves !

Après avoir laissé le bébé aux bons soins de Marguerite, Volker et Médéane rejoignent Hélène dans son salon, en proie à une excitation inhabituelle. En les voyant arriver, son visage s’éclaire.
- Ah, mes amis, c’est le grand jour ! Je suis dans un état que vous n’imaginez même pas ! Mon ami, avons-nous vérifié les parkings ?

- Les parkings ? reprend Volker, un peu surpris. Je ne me suis pas penché précisément sur ce problème, Hélène, mais il me semble que les gardiens ont été avertis sur ce point....

- Bien, très bien, s’impatiente Hélène. Je vous en demande beaucoup, mais pourriez-vous vérifier que les buffets sont en place et que rien ne manque ?

Ca y est, Volker a compris le message. Elle veut rester seule avec Médéane. La jeune femme, qui n’a pas saisi le manège, les regarde tous deux avec ahurissement.

-  Bon, je vais faire un tour dans les armées, déclare Volker. Je vous retrouve ici dans une petite demi-heure.

A peine a-t-il tourné le dos qu’Hélène s’exclame.
- Ah, enfin seules ! Ma petite Médéane, j’ai des choses importantes à vous dire, en tête-à-tête. Avez-vous quelques minutes à m’accorder ?

Médéane opine en souriant. Hélène lui montre le fauteuil du bout du menton.
- Dites-moi, Médéane, avez-vous déjà fait des projets d’avenir ? Vous allez me dire que ce n’est pas le moment d’en parler, à la veille de ce grand jour. Mais moi je pense que si.

- J’ai bien quelques idées, hésite Médéane, mais je n‘ai pas encore réfléchi dans les détails à l’organisation de ma vie future.

Elle ajoute spontanément.
- Moi je n’ai pas envie de quitter cet endroit, enfin pas pour le moment. Nous sommes si bien, ici, avec vous et Marguerite. J’ai pensé que je pourrais continuer à travailler comme décoratrice, en free-lance. Eva me réclame à nouveau son salon, ca me fait donc un premier contrat, et puis je n’ai pas besoin d’être constamment sur place pour travailler.

Elle s’interrompt un instant, et prend un air décidé.
- De toute manière je ne vous laisserai pas seule dans cet immense domaine. Il faut attendre que nos remplaçants arrivent, et je veux vérifier moi-même qu’il seront de bons compagnons.

Hélène sourit.
- Bien. Alors voici ce que je vous propose. Vous êtes entièrement libre d’accepter et de refuser, je veux que ça soit clair pour vous.

Elle saisit entre ses doigts la main de Médéane et se penche vers elle.
- Moi aussi, je suis bien avec vous, et j’aurais du mal à accepter notre séparation. Et puis il y a Marie, elle est un peu ma petite-fille...

Médéane acquiesce. Hélène continue.
- Alors voilà ce à quoi j’ai pensé. Je veux vous faire cadeau de la maison que vous habitez. Attendez, avant de protester ! Je vous ai dit que vous étiez libre de rester ou non. Et même, si vous décidez de déménager, vous pouvez très bien la conserver en maison de week-end et vivre ailleurs le reste de la semaine. Pour ma part, je n’ai pas l’intention de mettre qui que ce soit d’autre dedans.

Médéane reste coite. Hélène craint de percevoir une résistance dans son silence.
- Evidemment, je préférerais que vous ne partiez pas, ajoute-t-elle timidement, mais ce n’est pas à moi de décider. J’ai pensé que vous aimeriez garder cette maison. Vous avez travaillé plus d’un an ici, tous les deux, vous vous êtes donnés entièrement à ce projet, c’est pour moi la moindre des choses que de vous offrir en retour un petit bout de cet énorme effort...

- Hélène s’exclame Médéane, ne croyez pas que je refuse votre offre, au contraire, elle est si généreuse ! Moi-même je n’osais rêver de rester ici à vos côtés. Si vous saviez comme je n’ai pas envie de quitter Saint-Amour, et comme votre présence est importante pour moi ! Vous êtes ma famille, et celle de Marie aussi... C’est seulement que je ne peux pas accepter une offre aussi généreuse...Et Volker, qu’a-t-il dit ?

- Si vous acceptez de ne pas me quitter, il reste, répond Hélène, radieuse.

- Alors...

Le bruit d’une voiture interrompt leurs effusions. Elle se regardent avec étonnement. C’est un peu tôt pour recevoir les premiers invités ! Médéane se précipite sur le perron, suivie d’Hélène, et de Marguerite qui tient le bébé dans ses bras. La porte du cabriolet s’ouvre, et Stella apparaît, éblouissante comme jamais. Elle porte une longue robe aux tons mordorés, qui joue avec les reflets de sa chevelure rougeoyante. L’ampleur du tissu ne parvient pas à dissimuler la rondeur inhabituelle de sa taille. Elle leur lance un sourire éclatant. Une bouffée de joie envahit Médéane. Les deux femmes s’étreignent.
- Stella, tu es enceinte, et tu ne m’as rien dit ! reproche Médéane.

- C’est bon de te revoir, murmure Stella, émue.

Puis elle embrasse Hélène, et s’avance vers Marguerite. Elle prend le bébé dans ses bras, et la regarde avec une tendresse infinie.
- Petite Marie, te voici bien grandie. Quand je t’ai vue, la dernière fois, tu étais encore une poupée de chiffon dans  son berceau de verre. Eh bien, quelle belle fille tu es aujourd’hui...

D’un coup, Médéane reste saisie. Un frisson la parcourt. Auprès de la voiture, Pierre se tient raide comme une statue de sel. A la fois arrogant et gauche, il essaie de dissimuler son malaise sous une attitude faussement désinvolte. Mais ses mains crispées sur le rebord de la portière trahissent son anxiété. Sereine, Stella lui enjoint d’approcher.
- Hélène, je vous présente Pierre, mon ami. Pierre, voici Hélène.

Stella s’approche de lui, le bébé dans les bras. Volker, qui revient tout juste de son inspection, assiste à la scène, pétrifié. L’émotion est presque palpable entre les quatre personnes. La peur le submerge, alors qu’il regarde Stella offrir sa fille à cet homme. “Après tout, il n’est rien de plus que le père biologique, se répète Volker en lui-même pour se donner du courage. C’est moi son père, c’est moi.”
La jeune femme s’arrête devant Pierre, qui n’a pas bougé un cil. Le silence est pesant. Tout à coup, la voix de Stella s’élève, gouailleuse.
- Allez, arrête de faire le roc, prends-là, tu en meurs d’envie !

Sa spontanéité a déchiré d’un coup le voile pesant. Hélène et Marguerite pouffent, Médéane ouvre des yeux grands comme des soucoupes. Seul Volker reste en retrait, angoissé et fébrile. Médéane l’aperçoit et vient à sa rencontre. Elle lui prend doucement la main, et murmure:
- Courage , jeune père.

Il n’a pas le temps de répondre, que Stella les rejoint à son tour, étourdissante de bonheur. On dirait la fée clochette, qui répand sur son passage quelques traînées de poudre de perlinpinpin. Son sillage parfumé parait apaiser toutes les tensions. Elle prend la main de Médéane et la pose sur son ventre. Puis elle déclare, avec son franc-parler inimitable:
- De toutes façons, dans quelques mois, il aura la sienne, de petite poupée rose et hurlante...N’est-ce pas merveilleux pour Marie, d’avoir une demi-soeur du même âge, ou presque...

Sa dernière salve a fini de dissiper le brouillard de gêne qui les entourait. Pierre embrasse Médéane.
- Ce qu’elle est jolie, dit-il en souriant à la jeune maman. Elle te ressemble beaucoup. C’est ton portrait craché...

Puis il donne la petite fille à Volker. Les deux hommes échangent un regard paisible. C’est le temps de la paix.
- Au travail, s’exclame Stella. Il me semble qu’il reste beaucoup à faire avant ce soir, on ne sera pas trop de quatre !

 

C'est fini... Mais si vous avez envie de reprendre depuis le début, c'est par là : Chapitre 1